Parti pirate: "Non à un Etat policier !"
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Parti pirate: "Les pirates sont scandalisés et déçus quant à la dernière proposition du Conseil fédéral de modifier la loi fédérale "sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication" (LSCPT), une atteinte aux droits fondamentaux de la protection de la sphère privée.
"En particulier, l'accumulation des données conservées est une atteinte grave aux droits fondamentaux des citoyens. Le Conseil fédéral a ignoré plusieurs études montrant que la conservation de données n'améliore en rien le taux d'élucidation des crimes. De plus, selon l'Office fédéral de la statistique, il n'existe aucune statistique qui permette de lier la rétention de données au succès d'une enquête. Néanmoins, l'administration fédérale insiste et affirme que l'augmentation du temps de rétention est une nécessité. Les Pirates sont également critiques sur l'utilisation proposée de chevaux de Troie fédéraux («GovWare» ou logiciels espion). Un nouveau type de surveillance qui ne peut être concrètement contrôlé est ainsi crée."
» Parti pirate: ""Non à un Etat policier !"

Le Parti pirate genevois s'était déjà fait connaître lors de l'élection partielle au Conseil d'Etat. Un bon début !
» La Tribune de Genève: " Le parti pirate lance quatre candidats au Grand Conseil "

» Site du Parti pirate genevois ici

» Rue89 -France: "Montebourg veut « démondialiser » nos données persos. Foutaise ? "

COMMENTAIRE DES DISSIDENT(E)S DE GENEVE (DDG)

Le nouveau Parti pirate s'est fait connaître lors de l'élection partielle au Conseil d'Etat de Genève. Avec les VertsLib, c'est la nouvelle force émergente du Paysage Politique Genevois (PPG). Le nouveau système électoral issu de la nouvelle Constitution genevoise pourrait réserver des surprises, la proportionnelle engendrant souvent des bouleversements: un modeste déplacement des suffrages est capable d'effets de leviers inattendus... Qui eût prévu jadis que le mouvement (éphémère) "Vigilance" arrache d'un coup 22 sièges (sauf erreur) au Grand Conseil ?
Qui eût prévu, avant 1989, que le Parti du Travail (18 sièges au Conseil municipal de la Ville de Genève de 1975-1983), très bien implanté à Genève depuis les années 1930, serait balayé comme une bulle de savon crevée au fil de l'Histoire ?
Le Parti pirate - on l'a vu à l'étranger - séduit notamment l'électorat jeune, celui des "geeks" nés avec l'Internet pour tous dès 1993. En appâtant ces jeunes électeurs qui vont jusqu'à se priver de nourriture pour acheter le dernier modèle de Smartphone ou des billets EasyJet, le Parti pirate pourrait faire merveille car cette clientèle potentielle sait que les tentatives constantes de fliquage du Net par les gouvernements est en marche. Faudra-t-il bientôt un "permis de surfer" pour entrer dans les cyber-cafés ?
Ceux des partis qui comptent sur les vieilles recettes pour triompher se trompent : il ne suffit plus d'attirer le chaland en proposant des logements à bon marché qui ne se réalisent jamais, de nouveaux stades de foot où l'on ne joue plus au foot car l'entretien de la pelouse est trop chère, de vélos électriques "gratuits". de prise en compte des "vieux en EMS" et autres miroirs aux allouettes pour drainer des suffrages.
La défense des libertés personnelles et collectives, au centre du programme du Parti pirate, est un but idéal difficile à expliquer, il est vrai, les foules crédules raffolant (par la crainte découlant de slogans alarmistes) d'être asservies. Face à la béance et à l'énigme existentielle, la plupart des hommes préfèrent qu'on leur glisse un mode d'emploi dans la main, en les forçant un peu si nécessaire. Des Dix Commandements au Code pénal, de la police traquant les "fumeurs récalcitrants" , de la surveillance par mouchards aux cameras video jusque dans nos alcôves, la panoplie de Big Brother est riche et potentiellement illimitée. Elle ne cesse de menacer le citoyen chaque jour davantage. "Pour son bien" disent les interdiseurs !
Il faudra donc beaucoup d'efforts de persuasion de la part du Parti pirate et des VertsLib pour accéder au quorum de 7 % des suffrages nécessaire à l'élection de députés au Grand Conseil.
Il est vrai que la population n'a pas été servie par le Conseil d'Etat sortant dont la gestion n'a cessé d'être émaillée par des bourdes et scandales successifs, y compris un très net abus de pouvoir, sanctionné par le Tribunal fédéral. Il était temps que ces Ecuries d'Augias fussent nettoyées. Soyons circonspects car nos élus exerceront leur mandat durant CINQ ans et non plus quatre !
Le Parti pirate va donc pouvoir drainer les suffrages des mécontents et puiser dans le réservoir MAJORITAIRE des jeunes abstentionnistes chroniques. Quand les smartphonistes et surfistes comprendront qu'ils sont virtuellement systématiquement fliqués jusque dans leurs mouvements sur le terrain et que la surveillance des citoyens va s'aggraver, le PPG changera.
Comme il a changé à l'étranger. Aux sourires entendus des politiciens classiques qui n'ont pas vu venir le coup - comme ils n'avaient pas pressenti la lente ascension des Verts au pouvoir (en déclin, ouf...!), les pirates sont entrés discrètement par les voies d'eau du navire battant pavillon de... l'Etat. Ils siègent désormais dans plusieurs parlements en Europe. La tendance est même à la hausse.
Parmi leurs forces, les pirates peuvent compter sur un levier puissant: celui de la virginité politique et de l'excellence de leurs dirigeants: souvent des juristes accomplis et des informaticiens de haut vol. En plus, des personnages jeunes, compétents et très sympathiques. Puissent-ils le demeurer une fois au pouvoir !
La République et Canton de Genève, titillée par le Parti pirate genevois, a même laissé entrer le chef pirate dans le saint des saints: l'urne électronique de l'Etat pour y fouiner et en tester la sécurité .
Quel meilleur gage de confiance et de reconnaissance officielle pour confirmer que l'Etat compose déjà avec la puissance virtuelle des pirates:-) ?
Aux innocents les mains pleines !
Caveant consules !
(jaw)
Mis à jour (Samedi, 02 Mars 2013 23:11)
La Tribune de Genève:






